Poèmes du confinement (jour 9)

Poème 3

Bizarre le soir quand la brume descend,
Le silence s’impose, orgueilleux et menaçant.
La ville fantôme prend ses quartiers d’isolement.
Nue, déroutée, elle semble pleurer, soudainement.

Dans la chambre, le lit, derrière cette porte
Autrefois refuge du bruit et de la cohorte,
Elle rêve confusément mais reste forte,
Dans ces draps aussi froids que les rues mortes.

Quelqu’un pourtant viendra et lui donnera
L’envie de prendre la vie à bout de bras.
Perdue, recluse, le vide multiplie les choix
Et de tous, elle préfèrera la caresse des doux émois.

Du monde d’après, la ville pleine, dans la joie
Les poignées de main, les étreintes feront loi.
En cet idéal si simple, dis moi, tu crois ?
Qu’importe ! Enlace-moi une dernière fois !!

Elvire Volte & Emmanuel Boujet (25 / 03 / 2020)

Publié par

georgescinq

Passionné de littérature et de philosophie, j'écris de la poésie, des articles et de la prose que je voudrais faire partager. Ce blog ouvert le 26 décembre 2017 où quelques créations sont mises en ligne va s'enrichir progressivement d'autres éléments comme des photos, des liens vers d'autres sites, textes d'auteur.e.s... (en respectant la propriété intellectuelle).

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