Se bâtir une philosophie (chap. 6)

Bien des choses ont changé depuis le dernier article. Les propos évoqués sonnaient comme une alerte. Puisque l’idée était de savoir pourquoi le monde ne tournait plus rond. Force est de constater qu’il s’est emballé et le 20ème siècle le montre à tous les niveaux. L’Homme cupide a continué à piller les ressources, polluer les sols, l’atmosphère et, par conséquent, les êtres vivants aussi. Cette société des hommes corrompue, avide et brutale a entraîné les pires guerres, massacres sans que rien ne change – mais pire, s’aggrave – durant des décennies.

Pour revenir à mes moutons, l’idée de départ était de comprendre, à partir d’une expérience personnelle, comment pouvoir résister à une ou des situations qui vous accablent, vous condamnent au repli et à l’oubli où tout abandonner est le meilleur des choix à faire. Cette réflexion intime, construite autour de créations artistiques (poésies, nouvelles…), d’intuitions et finalement de convictions, prenait sa source dans ce que l’homme peut ou ne peut pas. Dans sa capacité à s’élever, à « reprendre  conscience » et donc confiance. Dans ses possibilités d’agir et de CHANGER. Se changer lui-même mais aussi influencer et changer autour de lui. Et, idéalement, à l’échelle d’une communauté humaine.

Depuis 15 jours, nous vivons en France mais aussi partout dans le monde une crise majeure (rappelons que les épidémies et pandémies ont toujours existé, elles furent – jusqu’à maintenant – pires, nous l’aurions sans doute oublié ? ) qui menace nos vies et bouscule nos habitudes. Provenant d’animaux, parti d’une région de Chine, un virus inconnu jusqu’alors mais très contaminant et surtout mortel, le Coronavirus – ou « Covid-19 – se répand depuis plus de quatre mois à travers la planète et a provoqué la mort de plus de 30 000 personnes. En France, on comptabilise des milliers de morts. L’épidémie est si forte que les hôpitaux et services de santé sont saturés et peinent à trouver des lits de réanimation pour les cas les plus graves. Aucun vaccin, aucun remède, aucun protocole médical fiable n’a encore été trouvé. Les populations les plus fragiles, les plus vulnérables (personnes âgées, malades… ) sont les plus touchées. Ce sont vos propres défenses immunitaires, votre seule capacité à vous défendre qui vous sauve…

Au – delà de ces conséquences sanitaires dramatiques, les autorités de tous les pays du monde ont dû prendre des mesures radicales de confinement pour empêcher la propagation de la maladie. Tout le monde doit rester chez soi et les sorties (une seule par jour, pas plus d’une heure et ne dépassant pas un rayon d’un kilomètre) strictement règlementées sous peine de lourdes amendes voire de prison ferme en cas de récidives.

Tout le monde ne parle que de ça. Ce danger permanent, invisible crée de l’anxiété, de l’angoisse. Le confinement enlève (et cela pourrait durer encore de nombreuses semaines) cette Liberté fondamentale de circuler partout librement. Il crée de l’inactivité pour beaucoup, pour les personnes mais aussi pour l’économie qui est au ralenti. Les écoles fermées, de la maternelle jusqu’aux universités, les magasins non alimentaires également. Tout cela entraîne du chômage « technique », partiel et des fermetures d’entreprises, de sociétés collectives et individuelles.

Mais, pour d’autres qui sont dans des secteurs indispensables à la continuité, je dirais même à la survie de la population (santé, médias, services publics de l’eau, de l’énergie et de traitement des déchets, sécurité, transports, production et distribution de biens alimentaires… ), il n’est pas question de « quitter le navire », même si une bonne partie de ces salariés ont été contraints de se mettre en arrêt maladie, notamment parce qu’ils ont été atteints par le Coronavirus. Ces personnes courageuses car en première ligne, au contact qu’ils sont des malades, des clients et du public, sont plébiscités par l’opinion. Tant sur les réseaux sociaux qu’à travers les témoignages de soutien qui leur sont apportés symboliquement (les appels aux dons se multiplient également) tous les soirs à 20 h (à cette heure précise, les gens se mettent à leurs fenêtres et applaudissent).

(2/04/2020)

Publié par

georgescinq

Passionné de littérature et de philosophie, j'écris de la poésie, des articles et de la prose que je voudrais faire partager. Ce blog ouvert le 26 décembre 2017 où quelques créations sont mises en ligne va s'enrichir progressivement d'autres éléments comme des photos, des liens vers d'autres sites, textes d'auteur.e.s... (en respectant la propriété intellectuelle).

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