Tourne la page,
Devient plus sage.
Plus en cage,
Même sous l’orage.
Sage comme une image,
Blanche est la page
Telle un mirage
Attendant un page.
L’hirondelle dans le ciel
Atteint l’infiniment bleu.
Les nuages cotonneux
Se ramassent à la pelle.
Elle (l’hirondelle) virevolte sous l’éclair,
Ils (les nuages) déversent leur trop plein de pluies,
Rejaillissent dans l’écume
D’un beau clair de lune.
Dans les sous-bois,
Personne aux abois.
Quelques chiens de potence
Parfois en souffrance.
Ni les Bêtes ni les Hommes
Ne permettent qu’on lui pardonnent,
Cette tempête qui met en miettes
Et rend hagard des pieds à la tête.
Prisonniers des mauvaises
Et bonnes fées,
Les terriens atterrés
Se refilent des punaises.
De lit ou d’ailleurs,
Elles ne font plus peur,
Cherchant dans l’immensité
Quelque sang humain à leur portée.
Plus hauts et plus gros,
Les corbeaux ne lâchent pas prise
Tant que la méprise du « fromage »
Ne fasse l’objet d’une révise.
Aucun de nous (et tant mieux !),
Femmes, Hommes, Enfants, Objets,
Femmes ou Hommes – Objets,
Inanimés, animés
De bonnes ou mauvaises intentions,
N’imaginent que l’on puisse,
D’un trait au crayon,
Sauter et compter les moutons,
Et donner
Un titre
A ce poème
Qui n’a pas de nom.
Emmanuel Boujet (16/10/2023)
