Des toxiques saveurs de la peur,
Des honteuses bassesses où tout s’affaisse
Et, où nuages et éclairs se pressent,
Déesse brune, tu apaises la douleur.

Tes yeux amandes et ce sourire langoureux
Donnent plus de vie et de crédit à l’oubli
Que toutes les horreurs connues des aïeux.
Que rejaillissent au lieu des feux les beautés de la nuit !

Avec ton timbre de voix grave et doux,
Abonde en eaux claires et pures
Mers, fleuves, rivières et sources
Et m’y plonge amoureusement jusqu’au cou.

Peau dorée comme du bois l’Orée
Reçoit les plus beaux rayons parfumés,
Et cache en soi les plaisirs ensommeillés
Au cœur d’une vaste forêt qui peut tout protéger.

Là, au milieu des bruyères et des bourdaines,
L’âme y construit un monde idéal,
Près du vrai et loin de l’infâme
Où des ruisseaux verts et bleus irriguent la Beauté.

Fée, reine ou déesse, dame
D’un songe, d’une idée, d’un rêve jamais en peine
Ne retiens de cela qu’un lien d’amour
Inscrit dans les limbes où je suis toujours.

Comme toi, je ne suis d’aucun pays, d’aucune loi.
Les lueurs du jour, tièdeurs de la nuit,
Frémissements sous des arbres tremblants
Ne sont que vérités du Monde et de l’Amour
Ici et maintenant.

Emmanuel Boujet (25/09/2022)

Tomber dans le sommeil


Tomber dans le sommeil », c’est accepter en quelque sorte de mourir. De se laisser glisser volontairement dans l’inconnu, le noir et le silence de la nuit.
De livrer un corps chaud et agité dans une mer froide, voire glacée, mais qui doit s’envelopper de sérénité et de douceur. Enfant ou même adolescent, l’endormissement peut-être un très gros problème car, selon sa qualité, il influe beaucoup sur la construction d’un être en équilibre.

Les parents jouent ainsi un grand rôle dans cette réussite car ils créent les conditions d’un sommeil réparateur pour leurs enfants. Des paroles toujours bienveillantes, des lectures d’histoires ou de contes, des caresses (peut-on parler de massages ?), tout ce qui peut apaiser, sécuriser, entourer…

« Tomber dans le sommeil », oui il s’agit bien de tomber et cette expression peut apparaître très brutale au premier abord. Pour que cette chute soit plus douce, il est impératif de rassurer l’enfant et mettre en paroles, en gestes et en images tout un ensemble de symboles positifs et accessibles qui l’aideront à vouloir lâcher prise, « se jeter » dans le vide.

Ne pas avoir peur de partir « au-delà » et non pas « dans l’au-delà ». Par delà la conscience du « ici et maintenant ». Comme le suicidé qui décide de se jeter dans le vide. Que pense t-il lui, à ce moment-là, pour se rassurer ? Pense t-il que cette nuit sera utile, réparatrice, qu’il trouvera « après » un corps ragaillardi, neuf, un monde meilleur, ayant ainsi fait « reset » sur sa vie ( sur cette journée) et que ce lendemain sera plus serein, moins éprouvant, insupportable ? Le sommeil que le suicidé s’impose est définitif (jusqu’à preuve du contraire). C’est une plongée sans retour, sans possibilité de réveil.

Plonger ou tomber dans le sommeil est doux par essence et par nature. C’est l’acceptation d’une confiance mutuelle, celle que vos parents vous donnent et transmettent et celle que vous êtes capable d’accepter en retour. Un monde bienveillant s’ouvre et vous rassure car vous y croyez dur comme fer. Enfant, c’est avoir des parents présents, rassurants où ce plongeon est un abandon à l’amour et surtout à la croyance de l’amour. Le lendemain, c’est un lever dans la lumière du matin et le soleil, la beauté des choses que vous contemplez et goûtez chaque jour qui passe encore davantage.

Adulte, c’est une place dans la vie, le désir de continuer, persévérer, d’aimer, de s’affirmer.

(10/09/2022)

Miroir virtuel

Ô, mon beau miroir !

Qui feint de laisser croire

Que le monde sans toi

Le laisse sans roi.

Mais, plus de place pour la glace.

Illusoires écrans la remplacent.

Ne sont que pixels infidèles,

Jetés au vent, sans gain de miel.

Ton image, ton corps, ton âme

S’abandonnent au diable.

Les yeux ne jouent plus le jeu

De l’aveu vrai de l’éternel amoureux.

Seul, tu glorifies tes exploits,

Tes habits, tes avis, tes secrets.

Mais rien de tout cela n’est vrai.

Ne sont que chimères que tu préfères.

Tu griffonnes ce que le virtuel te donne.

Inutile effort que rien ne pardonne.

Et, dans cette addiction de pacotille,

Tu oublies la vérité qui brille.

Le soleil, le vent, la pluie,

Sûr que tu les apprécies.

Les peaux, les odeurs, les voix

Et l’amour encore, y as-tu mis une croix ?

Tout le monde peut t’aimer ainsi

Dans ce faux-semblant qui luit.

Tout le monde aussi peut te haïr.

Et sans problème te le dire.

Et, comme on jette une bouteille à la mer,

Dans cette image surfaite, tu espères.

Mais pour quoi, pour qui, sans doute pour toi,

Comme si, aujourd’hui, tu n’avais plus le choix.

C’est donc un objet que tu voudrais être ?

Dans un marché où ne subsiste que le paraître ?

Mais à vendre du vent

On n’ amène que des tourments.

Prends la vie à bras le corps

Pour remettre d’authentiques accords.

Mets du cœur et affleure

L’autre comme une fleur.

(20/08/2022)

Marche du matin

Marchant au matin orageux,
Pas à pas en équilibre,
Ne cherchant aucune cible,
Évitant si possible l’horrible.

Gris le ciel, fraîche la pluie,
Dans l’esprit tout s’évanouit.
Asséchée par le cruel été,
La vie renaît sous mes pieds.

Un bleu toujours sur la peau,
Je veux tout oublier,
Même sur ce chemin souillé.
L’air et le vent frais ne sont pas des héros.

Personne ne sait,
Personne n’est prêt.
Souffrir est le lot
De toute l’humanité en gros.

Je suis en panne de lucidité
Tel un pyromane en manque d’idée.
Moi, le feu que j’attends
Est ce parfum d’amour violent.

Dans ton lit ou dans le mien
La nuit toujours je retiens.
Idéale femme fatale
Donnera la dose létale.

(15/08/2022)

Poème de la pluie

L’orage ce soir

Donne espoir,

Donne à mon cœur

Un peu moins de peur.

Un éclat de lumière,

Éblouissant l’éther.

Un tonnerre de flamme

Résonnant en mon âme.

L’humilité naissante

Au centre de la tourmente.

Suis irradié par ce feu orageux

Et qu’importe si je ne peux

De ma gloire annoncer le trop peu.

C’est toi si Dieu le veut

Cette fée qui éteindra le brasier.

Me sens animal,

Capable d’éteindre cette flamme.

Lier ensemble nos deux âmes

Sans le moindre mal.

Jamais, à moins que le ciel

Se déchire dans les feux du désir,

Ton visage ne me quittera

Et tes lèvres, loin de moi.

Avide de tes seins, de tes mains,

Ne peux jamais être saint.

Dans ta couche près de toi

Laisse-moi être moi.

Apporte-moi l’ivresse

De la tendresse, et,

Dans ton jardin

Montre-moi un chemin.

Fou je deviens si

Demain est pareil

Sans toi sans merveilles

Orphelin d’un amour conquis.

Et que tombe la pluie

Sur nos peaux transies

Et que danse le vent

Tourbillonnant, tourbillonnant,

Si fragiles sous l’orage.

Mais sommes-nous assez sages

Nous, nous penserons forts

Au-delà des cœurs et des corps.

Emilie & Emmanuel (5/08/2022)

Choix des couleurs

Bleu du ciel pour Elle

Bleu transi pour Lui.

Battement d’ailes

Pour un vol de Nuit.

Noir vitrail avec

Un peu de gris pour voir.

Rouge et noir pour savoir

Dans le verre de l’Espoir.

Dans les habits,

Dans les bijoux,

Émeraude en fraude,

Saphir pour le dire.

Choix des dessus,

Choix des dessous,

Sens dessus dessous.

Gris-vert pour te plaire.

Robe couleur écume

Scintille sous la Lune.

Transparence

De l’absence.

(11/07/2022)

Falling in love

Tomber sur toi

Tomber en toi

Tomber dans l’instant

Tomber bêtement

Tomber de haut

Tomber dans le beau

Tomber dans tes bras

Tomber avec moi

Tomber en amour

Tomber pour toujours

Tomber à tes pieds

Tomber dans la vie

Tomber par désir

Tomber par plaisir

Tomber sur tes parents

Tomber comme par erreur

Tomber dans l’erreur

Tomber dans la peur

Tomber le masque

Tomber les frasques

Tomber de haut

Tomber à la renverse

Tomber de sommeil

Tomber du lit

Tomber difficilement

Tomber inexorablement

Tomber en plein cœur

Tomber à la guerre

Tomber des mitrailles

Tomber en enfer

Tomber pour beaucoup

Tomber dans un trou

Tomber par milliers

Tomber par millions

Tomber dans la nuit

Tomber et mourir

Tomber dans l’erreur

Tomber par erreur

Tomber dans la fleur (de l’âge)

Tomber dans le courage

Tomber dans l’oubli

Tomber au paradis

Tomber tout seul

Tomber ensemble

Tomber avec moi

Tomber dans l’infini

Promis au Paradis

(30/06/2022)

Essai proustien

« Le petit tintement de la pendule Louis XV revenait tous les quarts d’heure. Il était d’autant plus gênant que s’y ajoutaient aussi régulièrement de petits faisceaux de lumière qui se projetaient sur les murs de la chambre, apparaissaient, s’étiraient et disparaissaient à mesure que les voitures passaient dans la nuit depuis la rue. »

Douceur


Je prendrai ce train

Atteindre le lointain

Voir les montagnes

La mer la campagne

Qui sait je serai bien

Autre part que dans le rien

C’est ton air qu’il me faut

Pour trouver le repos

Dans ce décor nouveau

C’est tout l’Univers en gros

Déserts de sable

Horizons insondables

J’attends le moment

Car te connaissant

Ta peau, tes cuisses

Me manquent énormément

Le ciel bleu d’avant

Devenu sombre maintenant

Ouvre de possibles espoirs

À ceux qui ne sauraient échoir

Tes yeux doucement se ferment

Les voyant éclatant de rêves

Abandonnés nous volons

Dans un monde sans façon

Je reprendrai la route

Avec ou sans toi sans doute

Je garderai en moi cette douceur

Celle qui ne fait pas peur

(11/03/2021)

Ombres et lumières

La nuit je te cherche

Là où tu n’es pas.

C’est toi pourtant que je vois

À travers les draps rêches.

L’aube à peine arrivée,

Mêlée d’encre noire et bleue

Dessine un corps merveilleux

Sous la voûte étoilée.

Quand le soleil inonde

De ses rayons le monde,

Heureuse est ma peine

Dans ses errances quotidiennes.

Quand des nuages sombres,

Au large, à la pénombre,

Du bateau, TOI à la proue

MOI à la cale, remontent les fous.

Ce matin la mer est lisse

Comme ta peau est tendre.

Je m’y plonge sans attendre,

Caressant l’onde qui plisse.

(3/02/2021)

Brouillage et droiture

Il ne faut pas prendre tout ce que les gens disent ou écrivent « au pied de la lettre ». Nous avons bien le droit de nous tromper quelquefois mais surtout ce qui est lu ou entendu peut-être mal ou différemment interprété. Par exemple, sur ma poésie « La Nature est tout », il ne faut pas penser que je n’ai pas peur de la Mort. Je rappelle que ce blog n’est pas un manifeste philosophique ou politique, mais bien un terrain d’exercice de création qui est plus lié à l’Art qu’à un site de parti pris ou de nature autobiographique. Tout le monde a le droit de s’exprimer à sa manière, dans un style particulier et dans des opinions personnelles dans cette liberté d’expression à laquelle nous tenons.

Ne donnons pas trop d’importance aux mots mais privilégions les actes. Surtout aujourd’hui avec cette société à la « Orwell » qui fait que Big brother est partout !

Les nouvelles technologies ont une puissance inégalée de travestissement de la réalité ou de la vérité. Non seulement tout ce que nous tapons sur nos ordinateurs et smartphones  laissent des traces indélébiles sur nos disques durs mais sont aussi captés par des serveurs extérieurs (Cloud, Dropbox,…) sur lesquels nous n’avons aucune prise (bien qu’on nous explique le contraire). Ce que nous écrivons, disons nous définissent une fois pour toute, sans que nous ayons la possibilité de le garder pour nous ou le destiner à des récepteurs que nous avons consciencieusement choisis.

Cette société va trop vite. Elle a été remplacée par un autre langage qui brouille singulièrement le message dans sa forme originelle. Tout message aujourd’hui, surtout ceux qui sont en première ligne (les communicants en général, politiques, journalistes, publicitaires), n’a plus de valeur. Le message qui « passe bien » et se « répand », c’est celui des groupes violents (très pauvres en discours mais très médiatiques et même photogéniques) ou des gilets jaunes (message brouillon car fourre-tout, en même temps que radical ou simpliste). Justement, cette perte de valeur dans le message a créé cette crise : c’est un cercle vicieux et non vertueux.

Dans « Les pensées pour moi-même » de Marc Aurèle (IIème siècle après Jésus Christ), l’empereur – philosophe se parle à lui-même pour adopter la meilleure attitude en société (bien qu’il ait été à cette époque ce qu’on pourrait appeler un dictateur aujourd’hui, traitant les femmes et les esclaves selon les us et coutumes barbares de l’Empire romain). Il s’invoque de répondre aux questions de ses semblables sans que ses affects (colère, peur, jalousie, cupidité, désir sexuel, tristesse, dépression) ne transparaissent. Il se donne comme principe d’adopter la pratique de la droiture, une sorte de message spirituel avant l’heure, sans se référer à un Dieu ni à toute autre croyance ou dogme (ni même au stoïcisme auquel on le réfère) ; une éthique selon laquelle tout homme fait ou dit ce pour quoi il a été envoyé dans l’Univers où tout est ordonné (la « Nature universelle »).

Extraits des « Pensées pour moi-même de Marc Aurèle (Livre 3 Pensée 4)

« Il faut s’habituer à ne penser que des choses que telles que si l’on te demandait : que penses-tu maintenant ? tu puisses répondre sur le champ ceci et cela avec franchise. De sorte qu’il sera évident à partir de tes réponses que tout en toi est simple, bienveillant, pensé par un vivant sociable qui ne se soucie pas des plaisirs ni, en un mot, de toutes les images érotiques, ni de la gloire, ni de la calomnie, ni des soupçons, ni de tout ce qui te ferait rougir si tu devais dire que c’est à cela que tu penses ».

(Livre 4 Pensée 9)

« Ne sois pas dégoûté de toi, ne renonce pas, ne t’énerve pas si tu ne fais pas toujours chaque chose à partir des décisions droites. Au contraire, quand tu es par terre, relève-toi, et reviens. Et réjouis-toi si, dans l’ensemble, tes actions sont dignes de celle d’un homme. Aime ce vers quoi tu retournes et ne reviens pas à la philosophie comme vers une maîtresse d’école mais comme ceux qui souffrent des yeux, demandent une éponge et un oeuf et d’autres un cataplasme ou une compresse. Souviens-toi aussi que la philosophie est celle à vouloir ce que veut ta nature et toi tu voulais autre chose qui n’est pas selon la nature. Ainsi, loin de faire étalage de ton obéissance au logos, tu trouveras en lui le repos. Mais qu’y a t-il de plus séduisant que ces choses ? N’est-ce pas par là que le plaisir nous fait tomber ? Oui, mais regarde si la grandeur d’âme, la liberté, la simplicité, la clémence, la piété ne sont pas plus séduisantes. »

Pour en revenir au début de mon propos, il est important d’être tolérant avec ceux qui se trompent et ne pas mettre dans une case ferme et définitive un discours qui aura déplu ou s’oppose à ses convictions. Mais, en même temps, il est important de bien peser ce que nous allons dire ou écrire. Dans l’exemple des Pensées de Marc Aurèle, le philosophe définit cette droiture, non pas basée sur le spirituel mais orientée vers l’extérieur, la vie sociale, à l’écoute du réel et soucieux de transparence. Un langage de vérité, de sincérité, relié à l’ordre naturel qui transparaît dans le discours. Je ne voudrais pas faire de raccourcis faciles ou anachroniques avec l’Empereur Marc Aurèle et le Président de la République, mais je pense que le second pourrait s’inspirer du premier.

Mais comme on l’a vu, le langage et les discours d’aujourd’hui n’ont plus la portée de ceux des philosophes de l’Antiquité.

(09/04/2019)

Texte inspiré de la très bonne émission de France Culture « Les chemins de la philosophie » d’Adèle Van Reeth (28 mars 2019).

Emission « Les chemins de la philosophie »

A lire le livre de l’invité de l’émission Pierre Vesperini qui a publié « Droiture et Mélancolie » Sur les écrits de Marc Aurèle. Editions Verdier. mars 2016. 192 p.

Poème du soir

Je ne vois pas de noir.
Un bleu profond
Mêlé de gris et de vert
Fait mon univers.

J’attends le crépitement
Des éclairs et de la foudre
Pour à nouveau me dissoudre
Dans un grand emballement.

Le feu m’habite.
Jamais ne me quitte.
Pas d’issue pour moi
Dans le pourquoi.

Tous se fourvoient
Pour quoique ce soit.
Oublient la vie
Qui nous définit.

Je veux retrouver
Le vrai de la nature,
Saisons conformes
Qui font de nous des hommes.

Ne cherche pas un idéal
Comme un retour de flamme.
Seulement retrouver l’avant
D’un monde en dedans.

Je dis « mon amour »
À celle que j’aime.
Que peut le ciel
Si personne ne l’appelle.

La tristesse de cette vie
Nous rend tout rabougris.
Creux, peureux, hideux
Voilà les « gens de peu » !

Pourtant, nous avons les dents,
La hargne que personne ne décharne,
Nous avons la voix des choses
Que tout le monde proposent.

Je t’enlace
Et rien ne remplace
Cet amour qui fait place,
Qui ne laisse pas de glace.

(9/08/2022)

Nulle part partout

Il me suffit de prendre

Feuille, crayon, imagination

Pour que le monde soit plus tendre

Et plus tranquille ma respiration.

Dans cette action, je quitte

Les tracas qui m’habitent

Et trace des lignes claires

Peuplées de chair et de lumière.

 » – Dis ces mots, écris ces vers,

Écarte vite doutes et mystères !

Prends la main du récit,

Ne te complais pas dans les soucis ! « 

Remplace les maux par

Les mots du nulle part

Inséparables du partout

Qui forment pourtant un tout.

Observe et contemple

Les choses de la vie infinies.

Chacune dans un temple

Retient l’instinct de survie.

(24/06/2022)