Cahier qui traîne

Cahier qui traîne,
Le prends
Et l’emmène
Loin de ma peine.

Pages blanches,
Sans confidences,
Atomes libres
En équilibre.

J’écris comme un cri
Comme acte de survie.
Te suis dans tes envies
Habille des ennuis.

Dire que les vies
Refusent les mépris,
Les jeux malheureux
De printemps hideux.

Sachant qu’impunément
Les assoiffés de sang
Persisteront
Dans leurs coupables agissements.

Car, il n’y a pas
Dans ce monde
Innocence
Telle que tes sens.

Donnent puissance
Et résistance
A toutes choses
Qu’on tient en évidence.

Convertie aux évangiles
Du bien
Tu fais sentir
Le meilleur de l’humain.

Symptôme d’un monde
En décadence
Tu réinventes les choses
Loin des kolkhozes.

Et des hypnoses,
Comme des ecchymoses
Portées par des jeteurs
De sorts sans efforts.

Ignorants des vies
Ne cherchant qu’en eux
L’oubli par des récits
De haine aventureux.

Sans réel, sans souci
De l’autre
Et des apôtres
De la Vie.

S’ ils te connaissaient,
Comme je te te vois,
Ils changeraient de voie.
Conjureraient leurs mauvaises fois.

Idolâtraient ce cœur
Comme il se doit,
Remettraient ailleurs
Leurs viles passions

Éloignées du bon.

Partout tu es là.
Partout le monde est là.
L’amour triomphera
Car il ne peut céder.

A l’adversité.
Au fait
Que tu es là
Avec moi.

Emmanuel Boujet (26/05/2024)

Savoir et aimer

Toi tu sembles savoir
Tout de moi.
Je ne sais rien de toi.
Ou trop.
Ce trop plein me remplit
D’idées qui balancent
Entre faux et vrai.
Pourtant je crois
Aux serments
Que j’entends.
Me donnent ces sentiments
Charmants, hypnotisant.
Dans ce tourbillon d’amour
De jour en nuit
Crois voir le jour
Pour un toujours
A jamais inscrit
Dans la vie.
Dans ton regard
Je vois tout.
Il ne ment pas
Et dit le mystère
De ce que je ne sais pas.
Ne veux pas savoir
Mais croire
Qu’il y a de l’amour
Dans ce déformant
Miroir.
Beaux yeux, beau regard,
Mirer cette beauté
Fais de moi
Un esclave asservi
Assoiffé de vie,
D’espoir,
Sans devoir.
Amour sincère ou pas,
Je ne fais pas de choix
L’amour est aveugle et roi.
Sans jugement de droit
Mon cœur court toujours vers toi
Comme oracle de bonne foi.

Emmanuel Boujet (25/05/2024)

Poème de nuit

Arrivent des nuits où, souvent,
Me vient l’envie
D’écrire de la Poésie,
Et ce peut être un Bien.

Sommeil ne venant,
N’attend pas le soleil levant,
L ‘encrier crie famine,
Demande quelque sentiment.

Chercher des réponses
A d’innombrables attentes,
Sans que pour cela,
Tout ne tombe à plat.

Sont des messages autant à toi
Qu’à ceux qui n’aiment pas.
S’affichent dans une vie,
Sans trouble, sans mépris.

Sont fragments de vie,
Contours du jour et de la nuit,
Idéaux dans le commun ennui,
Gammes d’un monde sans bruit.

Oui, le calme obscur est propice
A embellir ce monde
Jonché d’immondices,
Important d’y donner des indices.

Oui, les poèmes sont des jeux
Dont les tours n’ont rien de malheureux.
Ils s’inspirent des vies qui viennent à eux
Et confortent les miséreux.

C’est une liberté qui s’affirme
Au-delà des simples rimes
Par laquelle vérités et beautés priment,
Sans rien qui ne les domine.

Oui, la Poésie est utile
Autant que le travail que j’estime.
Se démarque et, parfois, sublime une pensée
D’un monde dépassé.

Emmanuel Boujet (4/12/2023)

Austère hiver

Sentir venir l’hiver,
Comme on sent le printemps.
Pas celui des bourgeons s’éveillant.
L’odeur d’un hiver comme un univers.

Voir poindre la froidure,
Prévoyant des heures dures,
Réconfortées par les lunes
En place dans la fortune.

Les feuilles font leurs tapis,
Installent la chaleur boisée d’un salon,
Lieu de promenades de saison.
Son de toute chose prend écho.

Tout bruit rejaillit,
Cri, plainte, ennui
Prennent essor.
Veulent conjurer un sort.

Arbres en dormance
Ne sont pas en romance.
Oui, plus solides que l’on pense,
Enracinés pour notre défense.

Ces grands « hommes verts »
S’habillent pour l’hiver,
Ne se feront jamais la guerre,
Donneront même un goût de mystère.

Que triomphe l’Hiver,
Celui de la Terre
Qui n’attend pas plus de revers
Mais demandent les utiles stères.

Emmanuel Boujet (22/11/2023)

Drapeaux et oripeaux

Rien ne pourra nous éloigner
De ce que la Nature a donné.
Le reste n’est que pauvreté
Semblable à des oripeaux

Portés en guise de drapeaux.
Personne n’empêchera les chevaux
De se lâcher et les idéaux d’avancer.
Face aux déshonneurs, revêtons des couleurs

De l’arc-en-ciel et des bonheurs.
Tout autre n’est que cupidité
Incarnée par le peu d’humanité
Ne veux pas faire ce métier.

J’enfouis mon cœur meurtri
Dans ton corps endolori.
Cœur et corps font un beau décor
Qui n’existe pas encore.

Magnifique, pourtant, la vie est là.
D’innombrables baisers inondent le monde,
Et devant des statues de fer et de fiel
Je préfère ton goût de miel.

Bref, l’amour est toujours là
Sans être raplapla.
Nos ébats le jurent
Et riment avec toujours.

Le chaos du monde
Demande qu’on le gronde.
En effet existe mais ne demande pas
Qu’on s’y désiste.

Je veux voir la douleur de cette fin
C’est la plus belle preuve du bien.
Entier, conscient, retrouver les siens,
Jamais ignore les liens.

Tu ne me crois pas dans ce que je sois,
Ne prends aucun signe qui m’assigne,
Mon but n’est pas la lutte,
Mais les actes sont des signes.

Notre amour d’alchimie
N’a rien avoir avec la chimie
Il parle de pleurs et de rires
Que seul un heureux hasard peut chérir.

Emmanuel Boujet (10/11/2023)

J’ai fait un rêve

Tard, le soir, dans les cauchemars,
Mon esprit endormi et calme
Fait la grève, une trêve,
N’accepte aucune entrave.

J’attends le brame
N’ayant rien d’infâme,
Fais vivre la flamme
Avec la plus belle des femmes.

Seul pourtant, fais avec mon âme
Scènes des plus véritables.
Refais la vie avec ce que l’on n’ a pas appris.
Et soudain, donne des éclaircies.

Jamais ne dirais ici
La solution du « déni ».
Manques et monstres
Dévoilent ce qui démontre.

Affreux les dieux de nos jours,
Oubliant les valeurs de l’Amour,
Faisant un vide autour
Ne mettant rien au jour.

Ami des cauchemars et rêves
Fais ce que je veux sans glaive
Ignore ce qu’est barbarie,
La mort n’a pas de prix.

Emmanuel Boujet (04/11/2023)

Poème engagé

Y a t-il quelque part
Un reste de lueur
Dans cette prison de peur
Où tout n’est que malheur ?

Quel moment d’espoir
Plus fort que le désespoir ?
Sommes devenus fantômes sous des dômes,
Misérables atomes.

S’en remettre aux Dieux,
Réflexe désastreux,
Car le Monde n’a pas de père
Jusqu’à preuve du contraire.

Massacrer pour cela
Est un non-Droit
Associé aux prédicats.
Triomphons du n’importe quoi !

Sommes-nous fiers de ce climat de guerre permanent ?
Et, malgré les prières des hommes raisonnants,
N’importe quel de nos pairs évoquerait un enfer
Bien humain pourtant.

Emmanuel Boujet (27/10/2023)

Autumn poetry

Faisons le pari de l’Amour.
Sans détour.
Ravissons-nous d’émois.
Sans poids.

Partageons les agapes
Avant que la peine frappe.
Et si tu n’en veux pas,
Peux te faire un œuf au plat.

Ouvrir des huîtres,
Gratter des moules,
Sans attendre la houle.
Remettre les pulls.

Dans la nuit obscure
Pullulent les chouettes,
Hululent sous les lunes,
Les chats ne sont pas loin.

La mer au loin,
Les vagues et le crachin
fourbissent l’amer et les câlins.
Tout s’évanouit dans nos mains.

Que vienne l’Automne !,
Champignons, gibiers,
Sonnez clairons, résonnez saisons !
Demain, ferons la salaison.

Bois, Forêts, retenez le mystère
Qui vous assigne à cette terre,
Redorer les signes
Que les êtres espèrent.

Ici, tout est luxe, calme et volonté,
Loin des laideurs, près des voluptés.
Les chats ne sont pas loin.
Enfilons nos pulls.

Emmanuel Boujet (18/10/2023)

Dans le temple

Dans le temple des Croyances,
Devait trouver du sens,
Mettre son âme en balance,
Gagner le numéro de la Chance.

Dans le temple des Illusions,
Combattait la confusion,
Refusant d’y trouver des raisons
Grosses comme une maison.

Dans le temple des Souvenirs,
Se rapprochait du meilleur et du pire,
Pensait retrouver l’innocence
Et la politique du Rire.

Dans le temple de l’Amour,
Faisait des rimes avec toujours,
Ignorant les mises à jour
De bonheurs en retour.

Dans le temple de l’Amitié,
Fait preuve de fidélité,
Partage idées et vies,
Sans parti pris.

Dans le temple de la Vie,
Contemple beautés et miracles,
Délaisse oracles et guerriers
Prévoyant la débâcle.

Dans le temple du Bonheur,
S’affranchit des malheurs,
Se crée un monde intérieur,
Prend, donne, sans erreur.

Emmanuel Boujet (17/10/2023)

Poésie sans nom

Tourne la page,
Devient plus sage.
Plus en cage,
Même sous l’orage.

Sage comme une image,
Blanche est la page
Telle un mirage
Attendant un page.

L’hirondelle dans le ciel
Atteint l’infiniment bleu.
Les nuages cotonneux
Se ramassent à la pelle.

Elle (l’hirondelle) virevolte sous l’éclair,
Ils (les nuages) déversent leur trop plein de pluies,
Rejaillissent dans l’écume
D’un beau clair de lune.

Dans les sous-bois,
Personne aux abois.
Quelques chiens de potence
Parfois en souffrance.

Ni les Bêtes ni les Hommes
Ne permettent qu’on lui pardonnent,
Cette tempête qui met en miettes
Et rend hagard des pieds à la tête.

Prisonniers des mauvaises
Et bonnes fées,
Les terriens atterrés
Se refilent des punaises.

De lit ou d’ailleurs,
Elles ne font plus peur,
Cherchant dans l’immensité
Quelque sang humain à leur portée.

Plus hauts et plus gros,
Les corbeaux ne lâchent pas prise
Tant que la méprise du « fromage »
Ne fasse l’objet d’une révise.

Aucun de nous (et tant mieux !),
Femmes, Hommes, Enfants, Objets,
Femmes ou Hommes – Objets,
Inanimés, animés

De bonnes ou mauvaises intentions,
N’imaginent que l’on puisse,
D’un trait au crayon,
Sauter et compter les moutons,

Et donner
Un titre
A ce poème
Qui n’a pas de nom.

Emmanuel Boujet (16/10/2023)

Heureux destin

Il n’est pas de ceux qui se laissent abattre
Dans ses cartes il a beaucoup d’atouts
Tel un funambule sur son fil il regarde devant
La tête droite, le regard fixe, les cheveux au vent

Bien sûr de ce piédestal, tout en assurance
Certains aimeraient le voir tomber, du moins se contrire
De ce destin imparable dont personne n’est coupable
La vie n’est pas un long fleuve tranquille

Que la morale guide de sa main de fer
Quelle que soit la manière
Chacun a le droit de conquérir sa Liberté
Pour le meilleur et pour le pire

(9/05/2018)

Ame sœur

Donne moi ton cœur

Montre la lueur

Donne moi ton âme

Où l’ infame

Femme

Qui verse larmes

Et douleurs

Dans mon crâne

Tu es patrimoine

Je suis moine

Ensorcelé jusqu’au

Poitrail

Dans ce reste

De monde

Tu es la mappemonde

Que la beauté abonde

L’amour est

Au bout de nos doigts

L’amour est parfois

Sans règle ni droit

Te crois

Dans tes rêves

D’au-delà

Juste avec moi

Et toi

Balavoine

Que j’aime ton sourire

Et ton rire

Pour ne pas souffrir

Avec toi

Nos voix ensemble

Nous rassemblent

Abandonnent l’idée

Du désenchantement

Qui paraît imminent

Mais finalement

Peu charmant

La voix vers la paix

Est le vrai

Le sage le disait

il a raison je le sais

Les petits oiseaux sont là

Les chats aussi

Par eux la réalité est là

Me parlent

M’appellent vers la foi

La foi la loi du tout

Qui nous rend fous

Ou pas

Nos manières uniques

Créent un monde utopique

N’attendant rien

Mais t’aimer

Est plus fort

Que d’être aimé

Pause

Je ne veux pas savoir

Où tu es

Ce que tu fais.

Trop de souvenirs

Où côtoient

Le meilleur et le pire

Avec toi.

Que je veux oublier

Ne rien savoir

Pas même un espoir.

Seul, en souffrance,

Dans l’errance.

Rien en abondance

Sauf peut-être

Un peu de chance.

Oublier, oublier

Toujours

Ne rien garder

Tout bazarder

Plus calculer.

Mais,

Trouver autre chose,

Dans la vie,

Dans les roses,

En vers,

En prose.

Chasser le morose,

Faire une pause.

Te parler,

T’expliquer,

Sans colère

Sans prière,

Que nous sommes

Dans une nouvelle ère,

Où tout cela

N’est plus notre affaire.

Entre nous pas de guerre

Que des prières

Pour toi

Pour moi

Loin des cimetières.

Emmanuel Boujet (7/04/2025)

Le bien du mieux

Pour toi pour moi

La séparation est là

Rien ne pourra faire

Qu’elle ne soit la dernière

Pas même ton amour

Que je crois sincère

Bientôt plantes arbres

Et fleurs redonneront

De la lueur

Couleurs et vie

Aux désirs des envies

L’hiver austère et lugubre

Laisse place à la dissipation

Des brumes

Le ciel apparaît sous le soleil

Et la terre y fait son miel

Printemps je te vois enfin

Nous faire revenir

Dans la clarté des jours

Heureux

Jamais dans le noir

Et le triste ennui

Insouciant et libre

Insoumis et souriant

Je le vois cet enfer

Doucement nous envahir

Comme si nous devions

Chacun le subir

Oui nous le prenons

Ce plaisir futile

Abandon coupable

Et inutile

Absolu souverain

Mais vain

Enlaçant nos bras

Ne retenant rien

Attendant peut-être

De saints liens

Ne nous abandonnons pas

Dans des histoires sans fin

Sans but sans destin

Gardons l’espoir

De se faire du bien

Tout en faisant

Le mieux

Le bien

Emmanuel Boujet (24.02.2025)

Spleen de novembre

Peur de tout gâcher

Que ça se termine

Comme un mineur

Au fond de la mine

Toute cette trime

Ne donne que frime

Près des maux

Loin des rimes

Le coup de grisou

Est pour bientôt

Ma tête noire

Unique lueur

Éclairée par un laminoir

Meurt de désespoir

Noire aussi est la brume

Telle la crête

De l’écume salie

Je prends ta guitare

Je prends ta voix

Car il est déjà tard

Je joue, gratte

Et ajoute une voie

Où les mots n’ont plus le choix

Envie d’amour et de violence

Dans les gestes de la danse

Dans des modes d’offense

Immense tendance d’une vie

Comblant un cataclysme d’ennui

Les riffs déchirants

Envahissent les nuits

Enfumées et brumeuses

Chants criards et mordants

Scellent les vies

Des amants 

Rives apaisées

Toujours dans mon coeur

Que subsistent les rancoeurs,

Amères saveurs

Impossibles rêves,

Ne laisserai rien d’un possible

Toujours.

Éperdument présent aux alentours

Ne pouvant oublier

Ta beauté,

Les caresses incandescentes

Les mots exaltés,

Les moments partagés.

Ne veux rien

Ne cherche rien

Pourtant

Guette sans cesse

Un nouveau chemin

Loin ou près du tien.

Tu restes une idole 

Qui n’a rien d’une folle

Un tableau complexe

Avec ou sans sexe.

Car tu es plus que l’objet

Qu’on te promet

Pour un moment, une fête 

Ne regrette pas ce que tu es.

Cherche confort

Dans vie et effort

Histoire d’or

Inconnue jusqu’alors.

Amie d’une traversée

Semée de doutes et d’envie,

Dans des mers déchaînées,

Repose toi sur les rives

Calmes, apaisées,

Déterminées.

Emmanuel Boujet (8/10/2024)

Veux ton bonheur

Te chérirai

Dans la vie

Te chérirai toute une vie

J’inventerai des nuits

Près du gris

Pour toi

Y passerai du temps

Indéfiniment

Le temps

Que me donne cette vie

Que je chéris tant

Donnant baisers

Et même dangers

Idées aussi

Inventerai aussi

Des par-coeur

Pour toi

Et personne ailleurs

Donnerai à toi et tous

Des passeports d’amour

Anti-douleur

Laisser-passer de gris et de vert

De formes et d’idées claires

De chairs fermes

Et de noir

D’obscures idées

Que je ne peux ici citer

D’absolues mensonges

D’abominables songes

N’appartiennent

Qu’à ceux d’une cité

Délabrée

Désœuvrée

Abandonnée

Contre de fiers soldats

Marchant au pas

Fiers de leurs manières

Oubliant tout combat

Utile

Sont fragiles

Devant les rois

Rêvant de nouveaux droits

Remerciant les Dieux

D’avenir radieux

Idées fières

De fer

D’une ténacité

Peu guerrière

mais tenancière

D’un reste de mystère

Près de l’enfer

Donne-moi à toi

Toute entière

Emmanuel Boujet (9/08/2024)

Poème du 3 août

Ne peux croire vraiment
De vrai
Dans ce que je vois
Tout le temps
Je t’aime
Et
Tout fout le camp
Même sincère
Rien n’arrive
Dans l’amour
Vraiment
Tout est faussé
En suis conscient
Comme dans un théâtre
D’ombres
De jeux en faux-semblants
On parle d’amours vrais
D’idéaux en avant
De désirs et d’accomplissements
Je n’y vois que du mensonge
De la tromperie et du désagrément
Asservissement
Aimer
Pourtant
Dans des sentiments
Éloignés du doute
Et de l’affrontement
Au-delà des formes
Et des ressentiments
Être trahi
Tout le temps
Rien qu’en parlant
La vie est pure
Demande
Moins de désappointements
Te veux unique
Belle comme l’étoile
Brillante au firmament
Libre et seule
Visible aux soleils couchants
Idéale cible d’implorants aimants
Te veux digne et fière
Celles d’antan
Habillées de lumière
Capables d’aimer
N’importe quel amant

Emmanuel Boujet (3/08/2024)