La Nature est tout

La Nature est tout

Elle m’aide à être

Si je meurs

Je meurs

 

Je connais la Mort

Comme la Vie

J’en fais partie

Les deux sont Un

 

Je veux aimer

Pourtant tout le temps

C’est le plus important

Aimer à mourir

 

Car jamais l’amour trépasse

Il traverse l’infini

Mille étoiles le subliment

A travers le Cosmos

 

Cette pensée m’apaise

Et m’aide à réaliser

Que je suis rien et tout à la fois

Pour ne pas avoir peur

 

Jamais je ne changerai

Cet état est en moi

Si je dois mourir

Je mourrai et puis voilà

 

(6/03/2019)

 

 

 

 

 

Renaître

J’étais heureux avant toi aussi

J’avais mille projets rien qu’ici

Optimiste et confiant je restais, amoureux j’étais

Pour cela je n’aurais pas pris d’autres biais

 

Les enfants je les voyais et me rassuraient

Heureux aussi dans le tourbillon de la vie

Entourés des leurs, jamais insatisfaits

Portant leur jeunesse vers des chemins inconnus et joyeux

 

Pas de nuages dans cet équilibre parfait

Le soleil toujours après la pluie

Un printemps, un été puis l’automne

Un hiver glacial où tout se fige pour renaître à nouveau

 

(12/02/2019)

La fille abandonnée

 

Le bar abandonné lache ses derniers clients

Seule une ombre est encore assise à l’intérieur

Au-dessus flottent des volutes bleues

Julia c’est son nom boit une dernière bière

 

En s’approchant l’on devine un corps bien regroupé

Pressée de l’arranger sur de mille détails

la cigarette nerveusement consumée

La demoiselle remue et s’agite

 

En regardant d’un moment à l’autre

Et suivant un ordre mécanique

Ses chaussures, son smartphone

L’écran accroché au mur

 

Il n’y aura plus de bière servie, ni de télé allumée et bruyante

Ni d’appels, ni même de sms ou de notifications

Elle se lèvera et partira seule toute habillée de noir

 

(13/12/2016)

Poème jihadiste

Note préalable de l’auteur

C’est une poésie écrite il y a plus de deux ans, le 4 janvier 2017. Je l’ai partagée sur le réseau Facebook à l’époque (peut-être y est elle encore… ?). Pourquoi ne l’avoir pas publiée sur mon blog ? Sans doute parce que je ne l’ai pas jugée assez bonne… En fait, le fait générateur est un jeu, car la poésie est aussi ludique. Elle commence souvent comme cela, même pour les plus grands auteurs. Ensuite, se prenant au jeu, ils nous écrivent des merveilles ; un peu comme le jeune skateboarder (skaterider ?) amateur qui se plaisir en tentant des figures et devient quelques années plus tard champion du monde (y a-il un championnat du monde de skateboard ?). Là ce n’est plus un jeu, même un loisir, c’est du sérieux ! La gloire vient du jeu car l’Homme est fondamentalement inspiré par le plaisir.

Ma poésie ne veut peut-être rien dire, être tout à fait insignifiante et écrite par un enfant de 10 ans. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas de sens. Pourquoi avoir joué avec le sujet aussi grave du terrorisme ? Parce que peut-être cela a du sens au moment et dans l’état émotionnel de l’auteur où elle a été crée. Cette date correspond en effet à « l’anniversaire » des attentats du 7 janvier 2015, mais je ne me souviens pas m’être dit de faire un poème sur le sujet.

C’est une poésie décalée qui imagine ce que pourrait être le discours poétique d’un terroriste de Daech sur la motivation de mener la guerre contre l’Occident. En aucun cas, ce poème est blasphématoire. Elle exprime un discours radical où les arguments avancés sont simples. Nous sommes le diable et eux sont les enfants de Dieu.

 

Tu n’as pas vu pourquoi le diable est ici

Il s’empare de ta pureté car partout

Hommes et femmes se mêlent impunément

Si cela est ton Dieu, qu’il aille en enfer

 

Les incroyants se répandent salement

Toi la fleur originelle de notre jardin d’Orient

Voudrait les rejoindre dans ce palais abominable

Bientôt nos armées détruiront cette vermine

 

(30/01/2019)

 

 

Recette poétique

Pour que le poème soit bon

Mettez-y de l’envie et du son

De beaux sentiments autant que d’émotion

Des idées ainsi que du ton

 

Les premiers vers ne donneront rien

À moins que la Muse n’apparaisse soudain

Et souffle les bons mots dans nos mains

Un nouveau paysage est là, au bout du chemin

 

Peu importe si l’ensemble est boiteux

Surtout, ne pas abandonner, travailler un peu

Au meilleur de ce que l’on peut

N’est pas Hugo qui veut.

 

(23/08/2018)