Cahier qui traîne,
Le prends
Et l’emmène
Loin de ma peine.
Pages blanches,
Sans confidences,
Atomes libres
En équilibre.
J’écris comme un cri
Comme acte de survie.
Te suis dans tes envies
Habille des ennuis.
Dire que les vies
Refusent les mépris,
Les jeux malheureux
De printemps hideux.
Sachant qu’impunément
Les assoiffés de sang
Persisteront
Dans leurs coupables agissements.
Car, il n’y a pas
Dans ce monde
Innocence
Telle que tes sens.
Donnent puissance
Et résistance
A toutes choses
Qu’on tient en évidence.
Convertie aux évangiles
Du bien
Tu fais sentir
Le meilleur de l’humain.
Symptôme d’un monde
En décadence
Tu réinventes les choses
Loin des kolkhozes.
Et des hypnoses,
Comme des ecchymoses
Portées par des jeteurs
De sorts sans efforts.
Ignorants des vies
Ne cherchant qu’en eux
L’oubli par des récits
De haine aventureux.
Sans réel, sans souci
De l’autre
Et des apôtres
De la Vie.
S’ ils te connaissaient,
Comme je te te vois,
Ils changeraient de voie.
Conjureraient leurs mauvaises fois.
Idolâtraient ce cœur
Comme il se doit,
Remettraient ailleurs
Leurs viles passions
Éloignées du bon.
Partout tu es là.
Partout le monde est là.
L’amour triomphera
Car il ne peut céder.
A l’adversité.
Au fait
Que tu es là
Avec moi.
Emmanuel Boujet (26/05/2024)
