Auteur/autrice : Emmanuel Bouget
Lecture d’un extrait de « Noces » d’Albert Camus
Extrait du récit de Robert Louis Stevenson « Voyage avec un âne dans les Cévennes » (lecture).
Extrait du roman d’Antoine de St Exupéry « Le petit prince » (lecture)
Lecture d’un extrait du roman d’Amélie Nothomb « Stupeur et tremblements »
Lecture d’un extrait du roman de George Orwell « 1984 »
Lecture du poème « Le vin des chiffonniers » de Charles Baudelaire (1857)
Lecture d’un extrait de « L’ascension du mont Ventoux » de Pétrarque (1304-1374)
Foi en toi
Du fil à retordre
Pour nous permettre
De mettre en ordre
Ensemble, faisons ainsi
Comme bien nous semble.
Sans cri, même sans bruit
Sans que rien ne tremble.
Du jour, la nuit révèle
De la nuit, le jour s’élève
Pour que la limite
Ne soit pas fuite.
Je nous vois seuls
Heureux, malheureux aussi
Jamais veules
Toujours éblouis.
A deux pas de la joie, de la foi
Pas d’hésitation, seul un choix
T’aimer toujours et encore
Dans l’âme et les corps.
Dans la forêt des fées
Ainsi je t’ai trouvée.
Immortelle aimée
Que rien ne peut brûler.
Chemin à deux,
Est ce qu’il y a de mieux
Remède pour guérir,
Échapper au pire.
Emmanuel Boujet (30/01/2023)
Tout se dénoue
Quand tout s’enchevêtre
Dans les branches de l’hêtre,
La lumière du sous-bois
S’évanouit ainsi.
La lumière du sous-bois
Adoucit l’ombre,
S’évanouit ainsi,
Installe la nuit.
Adoucit l’ombre.
Rayons se dissipent,
Installent la nuit
Des cimes jusqu’aux pieds.
Rayons se dissipent,
Doucement précipitent
Des cimes jusqu’aux pieds
De l’enchevêtrement naît un bois dormant.
Doucement précipitent
Des cimes jusqu’aux pieds
De l’enchevêtrement naît un bois dormant.
Doucement précipitent.
Le jour dans sa fuite
De l’enchevêtrement naît un bois charmant
Sans que l’on entende aucun chant.
Le jour dans sa fuite.
Rayons se dissipent
Sans que l’on entende aucun chant
Quand tout s’enchevêtre.
Quand tout se dénoue
Des cheveux jusqu’aux genoux
Dans la voix et le cou
Libérés les sens de la loi.
Des cheveux jusqu’aux genoux,
Du soir au matin,
Libérés les sens de la loi,
Ne refusant rien.
Du soir au matin,
Les yeux vides mais le coeur plein,
Ne refusant rien
Et reprendre un chemin.
Les yeux vides mais le coeur plein
Sourient les engourdies éprises
Et reprendre le chemin,
Dire « Allez viens ! »
Sourient les engourdies éprises.
Se noue alors dans l’effort
Dire « Allez viens ! »
Les noeuds alors sont autres et bienheureux
Se noue alors dans l’effort
Dans la voix et le cou
Les noeuds alors sont autres et bienheureux.
Quand tout se dénoue.
(19/10/2022)
Ce texte est issu d’un exercice réalisé dans le cadre d’un atelier d’écriture avec Céline Bourgouin (« sur le bout de la plume »)
