Jamais je ne reviendrai.
Dans ce pays, dans cette vie.
Dans ces moments défaits.
Avancer, ne jamais se retourner.
Garder le corps altier.
Ne pas renoncer mais gagner.
Gagner de joyeuses plaines
Où les batailles sont vaines
Et les victoires prochaines.
Femmes, hommes, enfants nous y attendent
Au milieu des vallées fertiles
Creusant les sillons d’un avenir utile.
(5/02/2020)
Auteur/autrice : Emmanuel Bouget
Perdu dans les étoiles
Aujourd’hui le gris
A remplacé le bleu.
La souffrance de l’absence
A remplacé le bonheur
De l’attente.
Le temps s’est arrêté,
Les instants ont résonné
Bruyamment et l’espace,
Comme peau de chagrin,
S’est réduit à néant.
Quiconque lui parle
N’aura que réponses bienveillantes.
Un vernis sur des étoiles
Brillantes
Perdues au-dessus
Qu’il essaie d’attraper
Depuis les cieux, car
Il est toujours là-bas,
Avec toi.
(3/01/2020)
Amie Amour
Il faut que je me souvienne
Quand je t’ai serrée dans mes bras
Tu pleurais et je t’ai consolée
J’avais disparu et t’avais oubliée
Le temps d’une après-midi
Pour toi une éternité
Les yeux rougis de colère et de tristesse
Tu ne cherchais pas à savoir où j’étais
Simplement ton cœur souffrait
Enlacés, tes larmes chaudes
Coulaient dans le cou
Ton amour débordait d’un coup
Puis, les gestes et les mots sont venus
T’étreindre et sentir le puissant Amour
Me donner la force de ne pas sombrer moi aussi
Comme un père avec son enfant
Savoir être celui qui est présent
Quoiqu’il arrive dans ce moment
Mais, plus encore, devenir l’aimant
Transformer l’amourette vers le sentiment
Donner un signe puissant se révélant
Jamais je n’oublierai cet instant
Quand la sincérité des sentiments
Surgit magiquement.
(8/11/2019)
Médiacratie
L’esprit transpercé de part en part
De bruits et de discours contradictoires
S’énerve des mots de trop ou mal choisis
S’entrechoquant dans un brouhaha permanent
Idées, mots, messages, sons et couleurs
Réduits à de pauvres signes sans saveur
Nous nous y accrochons pourtant sans raison
Jusqu’à la saturation puis la démission
Avant que nos cerveaux deviennent bouillie
Arrêtons le massacre de ces manières malapprises
Égarées sur l’autel des prières intempestives
Brouillées car amplifiées par la Médiacratie
(8/10/2019)
Séduction
Ne te découvre pas si vite
Prends le temps d’ajuster ton moi
Dans tes gestes, ton âme et ta voix
Laisse le silence révéler l’indicible
Choisis tes mots les plus beaux
Tu sais qu’ils feront mouche
Regarde l’autre en bienveillant
Donne ce que tu es au plus profond
La suite, personne ne la connaît
Hasard ou destin , c’est une histoire
Peut-être sans lendemain. Mais
Tu trouveras de quoi rêver.
Ce n’est pas une histoire d’amour
Peut-être le début d’une idylle
Séduction irréelle mais sensuelle
L’essentiel n’est pas d’aimer mais de se rapprocher.
(21/09/2019)
Séparation
La porte s’est refermée tout doucement
Sans claquer, sans effarement. Et
Docilement, sans bruit, tu es partie.
Dire : » Reste là près de moi,
Sèche tes pleurs, ne t’inquiète pas ».
Retenir le plus beau des serments.
Mère aimante, savante et amante,
Femme idéale du temps passant,
Garde en toi le mystère d’antan et présent.
Quand le ciel de ses tourments et l’humanité de ses noirs penchants
Secouent les êtres et les éléments indistinctement
Tu es le refuge des incertains et l’aube du soleil levant.
(16/09/2019)
Maison dans champ de seigle

La possibilité des nuits
Les nuits ne sont pas égales. Comme les jours. Comme les moments d’une journée. Comme les années, les décennies, les siècles. Il y a des moments le soir où l’on attend tellement le lendemain qu’on se couche sans broncher, heureux de ce temps passé de la journée ou tellement épuisé qu’on n’attend que de s’allonger au cœur du silence ; où l’on espère tellement du lendemain, de l’importance qu’il revêt que, tel un sportif de haut niveau, l’on repose son corps et son esprit pour qu’au réveil un être neuf se dresse dans la clarté naissante du matin. Là aussi, j’aime me lever dans le silence, captant le moindre bruit. Celui des oiseaux, les premiers à se manifester comme un chant primitif. Tout doit être bruit premier, celui du vent dans les arbres, des gouttes de pluie tapotant sur les fenêtres, de chiens aboyant au loin…
Les nuits ne sont pas les mêmes. On le sait, le sommeil est réparateur ; Morphée vous berce en réclamant de vous les meilleures et moins bonnes choses de votre journée passée et établit un bilan. De rêves ardents aux cauchemars les plus effrayants ou grotesques, il renforce votre puissance d’exister et vous prépare aux jours futurs.
Au contraire des jours, les nuits sont linéaires (même si le sommeil passe par des stades différents) et vous êtes seuls avec vous-même, le silence et le monde. Là, tout est possible. Il n’y a plus de regards que le vôtre sur votre être. Là, du néant peut naître de nouveaux existants qui ne recevront de jugements que celui de votre folie et de votre conscience.
J’aime la nuit, sans être insomniaque, car elle met un peu tout le monde au même niveau. Elle affranchit les différences, repousse les contraintes et accorde des libertés sans limites.
… à suivre…
(8/06/2019)
Gros bébé
Vous et vos bébés me faites envie
M’imaginer être choyé ainsi
Dans vos bras me remplit de joie
Bien lové entre vos seins et vos bras
Gros chérubin me dites-vous
Du quintal moins vingt d’une hauteur égale
Cette place que je cherche dans l’Idéal
N’est pas celle qui me rapproche de vous
Vous occupées toutes entières à votre affaire
Ne cherchez que la sérénité du foyer
N’avez QUE faire de votre moitié
Et le poète qui rêve vous ne savez QUOI en faire !
(01/06/2019)
