Départ rêvé

Jamais je ne reviendrai.

Dans ce pays, dans cette vie.

Dans ces moments défaits.


Avancer, ne jamais se retourner.

Garder le corps altier.

Ne pas renoncer mais gagner.


Gagner de joyeuses plaines

Où les batailles sont vaines

Et les victoires prochaines.


Femmes, hommes, enfants nous y attendent

Au milieu des vallées fertiles

Creusant les sillons d’un avenir utile.



(5/02/2020)

Perdu dans les étoiles

Aujourd’hui le gris

A remplacé le bleu.

La souffrance de l’absence

A remplacé le bonheur

De l’attente.

Le temps s’est arrêté,

Les instants ont résonné

Bruyamment et l’espace,

Comme peau de chagrin,

S’est réduit à néant.

Quiconque lui parle

N’aura que réponses bienveillantes.

Un vernis sur des étoiles

Brillantes

Perdues au-dessus

Qu’il essaie d’attraper

Depuis les cieux, car

Il est toujours là-bas,

Avec toi.

(3/01/2020)

Amie Amour

Il faut que je me souvienne
Quand je t’ai serrée dans mes bras
Tu pleurais et je t’ai consolée

J’avais disparu et t’avais oubliée
Le temps d’une après-midi
Pour toi une éternité

Les yeux rougis de colère et de tristesse
Tu ne cherchais pas à savoir où j’étais
Simplement ton cœur souffrait

Enlacés, tes larmes chaudes
Coulaient dans le cou
Ton amour débordait d’un coup

Puis, les gestes et les mots sont venus
T’étreindre et sentir le puissant Amour
Me donner la force de ne pas sombrer moi aussi

Comme un père avec son enfant
Savoir être celui qui est présent
Quoiqu’il arrive dans ce moment

Mais, plus encore, devenir l’aimant
Transformer l’amourette vers le sentiment
Donner un signe puissant se révélant

Jamais je n’oublierai cet instant
Quand la sincérité des sentiments
Surgit magiquement.

(8/11/2019)

Médiacratie

L’esprit transpercé de part en part

De bruits et de discours contradictoires

S’énerve des mots de trop ou mal choisis

S’entrechoquant dans un brouhaha permanent

Idées, mots, messages, sons et couleurs

Réduits à de pauvres signes sans saveur

Nous nous y accrochons pourtant sans raison

Jusqu’à la saturation puis la démission

Avant que nos cerveaux deviennent bouillie

Arrêtons le massacre de ces manières malapprises

Égarées sur l’autel des prières intempestives

Brouillées car amplifiées par la Médiacratie

(8/10/2019)

Séduction

Ne te découvre pas si vite

Prends le temps d’ajuster ton moi

Dans tes gestes, ton âme et ta voix

Laisse le silence révéler l’indicible

Choisis tes mots les plus beaux

Tu sais qu’ils feront mouche

Regarde l’autre en bienveillant

Donne ce que tu es au plus profond

La suite, personne ne la connaît

Hasard ou destin , c’est une histoire

Peut-être sans lendemain. Mais

Tu trouveras de quoi rêver.

Ce n’est pas une histoire d’amour

Peut-être le début d’une idylle

Séduction irréelle mais sensuelle

L’essentiel n’est pas d’aimer mais de se rapprocher.

(21/09/2019)

Séparation

La porte s’est refermée tout doucement

Sans claquer, sans effarement. Et

Docilement, sans bruit, tu es partie.

Dire :  » Reste là près de moi,

Sèche tes pleurs, ne t’inquiète pas ».

Retenir le plus beau des serments.

Mère aimante, savante et amante,

Femme idéale du temps passant,

Garde en toi le mystère d’antan et présent.

Quand le ciel de ses tourments et l’humanité de ses noirs penchants

Secouent les êtres et les éléments indistinctement

Tu es le refuge des incertains et l’aube du soleil levant.

(16/09/2019)

La possibilité des nuits

Les nuits ne sont pas égales. Comme les jours. Comme les moments d’une journée. Comme les années, les décennies, les siècles. Il y a des moments le soir où l’on attend tellement le lendemain qu’on se couche sans broncher, heureux de ce temps passé de la journée ou tellement épuisé qu’on n’attend que de s’allonger au cœur du silence ; où l’on espère tellement du lendemain, de l’importance qu’il revêt que, tel un sportif de haut niveau, l’on repose son corps et son esprit pour qu’au réveil un être neuf se dresse dans la clarté naissante du matin. Là aussi, j’aime me lever dans le silence, captant le moindre bruit. Celui des oiseaux, les premiers à se manifester comme un chant primitif. Tout doit être bruit premier, celui du vent dans les arbres, des gouttes de pluie tapotant sur les fenêtres, de chiens aboyant au loin…

Les nuits ne sont pas les mêmes. On le sait, le sommeil est réparateur ; Morphée vous berce en réclamant de vous les meilleures et moins bonnes choses de votre journée passée et établit un bilan. De rêves ardents aux cauchemars les plus effrayants ou grotesques, il renforce votre puissance d’exister et vous prépare aux jours futurs.

Au contraire des jours, les nuits sont linéaires (même si le sommeil passe par des stades différents) et vous êtes seuls avec vous-même, le silence et le monde. Là, tout est possible. Il n’y a plus de regards que le vôtre sur votre être. Là, du néant peut naître de nouveaux existants qui ne recevront de jugements que celui de votre folie et de votre conscience.

J’aime la nuit, sans être insomniaque, car elle met un peu tout le monde au même niveau. Elle affranchit les différences, repousse les contraintes et accorde des libertés sans limites.

… à suivre…

(8/06/2019)

Gros bébé

Vous et vos bébés me faites envie

M’imaginer être choyé ainsi

Dans vos bras me remplit de joie

Bien lové entre vos seins et vos bras

Gros chérubin me dites-vous

Du quintal moins vingt d’une hauteur égale

Cette place que je cherche dans l’Idéal

N’est pas celle qui me rapproche de vous

Vous occupées toutes entières à votre affaire

Ne cherchez que la sérénité du foyer

N’avez QUE faire de votre moitié

Et le poète qui rêve vous ne savez QUOI en faire !

(01/06/2019)